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Coronavirus et confinement: télé-coaching gratuit (téléphone, Skype ou FaceTime)

Gestion du stress et des émotions, coaching parental, addictions aux écrans, communication familiale, perte de sens… Que vous soyez déjà client ou pas, en ces temps d’inquiétude et de confinement, nous offrons, sur rendez-vous, un télé coaching gratuit.

  • Séances de 30 minutes environ
  • 1 séance par personne
  • sur rendez-vous ( Patrick@growinup.be)
  • Coaching par téléphone, Skype ou FaceTime

Il ne s’agit pas de consultation médicale, le coaching ne se substitue pas aux thérapies.

Pourquoi mon enfant intelligent rate soudainement à l’école ?

Pourquoi mon enfant intelligent rate soudainement à l’école ?

C’est un parcours classique d’enfant hp qui se retrouve soudainement en échec scolaire: c’était un enfant éveillé, curieux et attentif. Il a appris à lire très tôt, avant l’école. Les premières années se passent facilement. Les maternelles et les primaires ne posent pas de soucis ( du moins, pas en ce qui concerne l’apprentissage). Les cours lui semblent faciles et les contrôles ou autres examens, une formalité.

Début des secondaires, parfois chaotique

En arrivant en secondaires, l’enfant HP peut être un peu déboussolé. Plus de matières différentes, des enseignants différent…

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Pouvoir et Responsabilité : quand le burn-out émane de l’organisation elle-même

Pouvoir et Responsabilité : quand le burn-out émane de l’organisation elle-même

Habituellement, le burn-out est analysé à travers la personne qui en souffre et travaillé via par exemple sa gestion du temps, de ses émotions, ses croyances ou encore ses motivations. Mais les neurosciences, plus particulièrement la bio systémique organisationnelle nous offre une autre grille de lecture. La bio systémique organisationnelle vise à rendre l’organisation (entreprises, écoles …) adapté au corps humain, et plus spécifiquement au fonctionnement de notre cerveau. 

La boucle pouvoir – responsabilité en est un outil pratique qui améliore la reconnaissance individuelle et responsabilisation. Concrètement, c’est la mise en cohérence, tâche par tâche, des pouvoirs de décision et des responsabilités réellement assurées par chacun.

Asymétrie entre Pouvoir et Responsabilité

Toute asymétrie entre pouvoir et responsabilité provoque des réactions comportementales typées. 

Le pouvoir sans responsabilité entraînera l’impunité. Cette situation favorise l’émergence de comportements irresponsables voire d’abus de pouvoir. Inversement, la responsabilité sans pouvoir de décision amènera démotivation ou impuissance apprise.

Ces réactions, ou attitudes, sont normales et fondées par ce type d’asymétrie entre Pouvoir et Responsabilité. Elles sont indépendantes de la personnalité de l’individu qui se retrouve dans cette situation. La forme que prendra cette réaction sera par contre fonction de sa personnalité. 

Les réactions induites par l’incohérence entre pouvoir et responsabilité

Pouvoir et Responsabilité : l’attitude proactive

C’est la situation « normale » et la seule qui permette l’émergence d’une attitude que nous appellerons proactive. 

L’état d’esprit prédominant: « j’assume »

Réactions possibles: efficacité et créativité, maturité, respect des autres, autonomie et synergie

Responsabilités mais pas de pouvoir décisionnel : l’attitude parapluie

Vous n’avez pas la « main » mais un échec éventuel vous serait imputé. Une personne se trouvant dans cette situation asymétrique adoptera une attitude parapluie.

L’état d’esprit prédominant : « qu’est-ce qui va encore me tomber sur la tête? »

Réactions possibles : démotivation, sentiment d’injustice ou d’écrasement, repli, attitude frileuse ou conservatrice, absentéisme, stress, risque pour la santé, tendances dépressives

Pouvoir sans Responsabilité : l’attitude irresponsable

Un individu qui a le pouvoir décisionnel mais pas la responsabilité aura tendance à adopter une attitude…irresponsable

L’état d’esprit prédominant : après moi, le déluge

Réactions possibles : irresponsabilité et tendance à l’exercice du pouvoir arbitraire voire tyrannique, conflits de pouvoirs, l’intérêt individuel prime sur l’intérêt collectif

Ni pouvoir, ni responsabilité : l’attitude désimpliquée

Si il  a trop de tâches pour lesquelles il n’a ni pouvoir ni responsabilité, le travailleur aura tendance à adopter une attitude « désimpliquée »

L’état d’esprit prédominant : « A quoi bon? »

Réactions possibles : démotivation, fonction placard, motivation hors travail qui devient alimentaire , travail répétitif et sans initiative 

En pratique

Examiner les activités qui sont sources de tensions ou de conflits. 

Pour chaque activité, passer en revue les pouvoirs de décisions ( l’autonomie dans les actes et les décisions) et les responsabilités (résultats et conséquences). Pour chaque activité, vérifier que l’individu a soit les deux soit aucun des deux. 

De façon plus systématique, vérifier chaque fiche de fonction de la même manière. Bien évidemment, cela s’applique aussi à la description des processus ( pour chaque étape, doit être établi qui fait quoi, qui décide et qui assume les responsabilités )

Dans le même ordre d’idée, quand vous déléguez une tâche ou une activité, pensez à déléguer pouvoir et responsabilité (ainsi que les sanctions et récompenses associées). 

les causes de l’asymétrie entre pouvoir et responsabilité

La cohérence entre pouvoir et responsabilité paraît logique alors pourquoi n’est-ce pas toujours le cas?

Souvent les pouvoirs et responsabilités délégués ne sont simplement pas clairs. Au besoin, n’hésitez pas à formaliser la délégation. 

Lorsque vous déléguez, faites également attention à vos propres incitations paradoxales. Par exemple, vous déléguez le pouvoir mais continuez à prescrire la méthode de travail ou vous couvrez un collaborateur en assumant la responsabilité de ses décisions. 

Si collaborateur manque de confiance en lui, il aura tendance à assumer responsabilités sans prendre le pouvoir. Dans ce cas, il y a lieu de l’accompagner dans la prise de pouvoir. 

En cas d’excès de confiance en lui, le collaborateur tendra au contraire à prendre le pouvoir décisionnel sans assumer la responsabilité. Dans ce cas, il peut être utile de lui rappeler que la responsabilité est la finalité du pouvoir. 

Les marques d’attention comme facteur de développement

Les marques d’attention comme facteur de développement

Qu’elles soient verbales ou non-verbales, les marques d’attention ont un impact énorme sur le développement d’une personne. Dans le milieu scolaire, familial ou professionnel, elles orientent la réussite dans un domaine ou dans l’autre.

Les marques d’attention, une nécessité vitale

En 1959, année de la présentation de son film, les 400 coups au festival de Cannes, François TRUFFAUT dit dans un article du magasine «  Art » avoir été inspiré par une étrange expérience: Au 13e siècle, le roi Frédéric II (qui parlait neuf langues : le latin, le grec, le sicilien, l’arabe, le normand, l’allemand, l’hébreu, le yiddish et le slave) voulut faire une expérience pour savoir quelle était la langue “naturelle” de l’être humain. Il installa six bébés dans une pouponnière et ordonna à leurs nourrices de les alimenter, les endormir, les baigner, mais surtout, sans jamais leur parler.

Frédéric II espérait ainsi découvrir quelle serait la langue que ces bébés “sans influence extérieure” choisiraient naturellement. Il pensait que ce serait le grec ou le latin, seules langues originelles pures à ses yeux.

Cependant, l’expérience ne donna pas le résultat escompté. Non seulement aucun bébé ne se mit à parler un quelconque langage mais tous les six dépérirent et finirent par mourir. Les bébés ont besoin de communication pour survivre. Le lait et le sommeil ne suffisent pas. La communication est aussi un élément indispensable à la vie. L’être humain est un être social, il n’y a pas que le “biologique” qui lui permet de vivre, mais le “social” également.

Dans un autre ordre d’idée, on sait également que chez les personnes âgées, l’isolement social est devenu un enjeu de santé publique.

Nécessaires à la survie, il n’est donc pas étonnant que les marques d’attention influent sur le développement.

Les marques d’attention positives et négatives

Les marques d’attention positives sont celles qui favorisent le développement d’une personne. Positives ne veut pas dire agréables : même si elle peut ne fait pas plaisir à entendre, une critique constructive favorise le développement et sera à considérer comme positive.

Logiquement, les marques d’attention négatives sont celles qui freinent le développement. Toute communication, au sens large, qui instille par exemple le doute ou la manque de confiance en soi est à considérer comme une marque d’attention négative.

Remarques à considérer

  • Les marques d’attention peuvent être sources d’énergie positive ou négative
  • L’être humain est ainsi fait, il faut 10 marques positives pour 1 négative
  • elles sont gratuites et inépuisables
  • une personne préféra recevoir des marques d’attention négatives que rien du tout.
    A garder à l’esprit en terme de compréhension de certains comportements : crises chez l’enfant, comportements difficiles, notamment dans les « quartiers à problèmes »…

Les marques d’attention conditionnelles et inconditionnelles

Les marques d’attention conditionnelles touchent au comportement de la personne. C’est un manager qui dit à un membre de son équipe qu’il l’apprécie quand il rend un rapport à temps. Un parent qui félicite son enfant quand il obtient tel résultat.

les marques d’attention inconditionnelles touchent l’être de la personne. Dire que vous appréciez cette collègue pour son sens des responsabilités ou son ouverture, par exemple. Ou encore simplement écouter son point de vue avec respect et sans l’interrompre pendant une réunion alors que vous n’êtes pas d’accord avec elle.

Les facteurs qui influencent l’impact des marques d’attention

  • Les marques d’attention négatives sont, nous l’avons vu plus haut, dix fois plus fortes que les positives
  • les marques d’attention inconditionnelles sont plus fortes que les conditionnelles

Lors d’un séminaire, j’ai entendu un formateur dire qu’avec les enfants, il fallait éviter les marques d’attention inconditionnelles. Son argumentation était que si vous dites à votre enfant que vous l’aimez quoi qu’il fasse, il ne fera plus rien et ce serait donc favoriser l’échec scolaire. La logique est compréhensible mais à mon sens potentiellement dévastatrice. Le formateur part du principe que la reconnaissance parentale conditionnelle aux résultats ( l’effort fourni, les points, les classements, les trophées) serait le seul facteur de motivation de l’enfant. L’échec serait donc à envisager lorsque l’enfant se dit que ses parents l’aimeront même si il ne fait rien. Je ne peux que m’opposer farouchement à cet état d’esprit! Dans de telles conditions, imaginez les ravages que cause l’échec quand l’enfant a pourtant tout fait pour réussir. Quel impact sur cet enfant alors qu’il est persuadé que ses parents ne l’aiment que quand il « fait bien» ?

Grandir dans un environnement soutenant et bienveillant est fondamental pour le développement de l’enfant et pour l’estime de soi. Dans le monde actuel, si votre pire crainte est que votre enfant soit tellement sûr de votre amour pour lui qu’il serait tenté « d’en faire moins » pour le mériter, vous pourrez vous estimer heureux (enfin surtout lui). D’autant que dans une telle relation, il sera toujours possible de chercher avec lui, des sources de motivations intrinsèques qui l’amèneront là où il voudra aller.

  • les marques d’attention spécifiques auront plus d’impact.
    • par exemple, plutôt que « j’aime bien ce que tu dis », préférez « j’ai aimé quand tu as dit cela à tel moment »
    • plus elle est spécifique, plus elle est souvent recevable, d’autant plus si la personne n’a pas l’habitude d’en recevoir. Faites attention à ce propos, si elle n’a vraiment pas l’habitude d’en recevoir et que la marque est trop forte, elle pourrait traduire une remarque positive en négative : « Elle se moque de moi ou pas? »
  • les marques d’attention sincères, personnalisées et contextualisées ont évidemment plus d’impact. Une même formule répétée systématiquement par un supérieur à tout un chacun pourra non seulement perdre toute force positive mais être perçue négativement.
  • le moment est également important, ainsi plus elle sera donnée rapidement plus elle sera efficace.
  • mieux vaut privilégier la qualité de la marque d’attention que la quantité

Changer les habitudes et favoriser les marques d’attention positives

Si il fallait encore convaincre de l’importance des marques d’attention sur le développement, imaginez l’expérience suivante: Deux groupes d’égales compétences s’affrontent dans une série d’épreuves. Dans le premier groupe, le leader encourage et valorise son équipe pendant les épreuves alors que dans le second, il critiquera en relevant les erreurs. Vous pouvez être sûr que la différence, en terme de résultats, sera flagrante.

Or, dans le monde actuel, que ce soit en entreprise ou dans l’éducation, il est plus courant de relever ce qui ne va pas que de souligner ce qui va bien. Alors que les conflits sont fréquents en cas de désaccords, à quand remonte la dernière fois où vous avez dit à un collègue que avez apprécié tel mail ou telle intervention? Ou à votre enfant que sa curiosité était une qualité essentielle? Par contre, quand il vous pose une question et que « ce n’est  pas le moment! », la remarque fuse presque chaque fois, non?

N’y aurait-il pas lieu de changer cette habitude que nous, de toujours relever le négatif en considérant le positif comme allant de soi? Si nous agissons de cette manière, ce n’est ni par méchanceté ni même consciemment. Dès la prime enfance, un bébé apprend que si il a faim, il doit pleurer, manifester sa colère contre cet état de fait, et si il le fait bien, le lait arrivera.

Une histoire pour conclure : La stratégie du dauphin


L’anthropologue Gregory Bateson a passé de nombreuses années à étudier les structures de communication des dauphins et des marsouins.

Le centre de recherches avec lequel il collaborait présentait régulièrement au public des spectacles utilisant les animaux observés – parfois jusqu’à trois par jour. Les chercheurs avaient décidé de montrer au public la manière dont ils entraînaient un dauphin à accomplir un tour. Un dauphin était transféré du bassin de repos dans le bassin de démonstration, face au public. L’entraîneur attendait jusqu’à ce que le dauphin montre un comportement remarquable (aux yeux des humains, bien entendu), comme par exemple sortir la tête de l’eau d’une certaine manière. L’entraîneur donnait alors un coup de sifflet et jetait un poisson au dauphin. Il attendait ensuite que le dauphin répète éventuellement ce comportement, sifflait et lui donnait un nouveau poisson. Le dauphin avait rapidement appris quoi faire pour obtenir un poisson et levait souvent la tête, offrant par ce geste une démonstration brillante de sa capacité à apprendre. 

Quelques heures plus tard, cependant, le dauphin avait été ramené dans le bassin de démonstration pour un deuxième spectacle. Il commença naturellement à lever la tête hors de l’eau, comme il le faisait dans le premier spectacle, et attendit le coup de sifflet et le poisson. L’entraîneur, bien entendu, ne voulait pas que le dauphin refasse le même tour, mais plutôt qu’il montre au public comment il en apprenait un nouveau. Après avoir passé environ les deux tiers de la séance à répéter sans arrêt le même tour, le dauphin se sentit frustré et commença à agiter la queue. L’entraîneur siffla immédiatement et lui jeta un poisson. Le dauphin, surpris et confus, agita à nouveau prudemment la queue, et reçut à nouveau sifflement et poisson en retour. Très vite il agita joyeusement la queue, démontrant brillamment par ce mouvement sa capacité d’apprentissage; il retourna ensuite dans son bassin. 

Au troisième spectacle, après avoir été transféré dans le bassin de démonstration, le dauphin obéissant commença à agiter la queue, comme il l’avait appris lors de la session précédente. Cependant, comme l’entraîneur voulait lui faire apprendre quelque chose d’autre, il ne fut pas récompensé. Une nouvelle fois, durant les deux tiers de la séance d’entraînement il répéta le mouvement de la queue, devenant de plus en plus frustré jusqu’à ce que finalement, exaspéré, il fasse quelque chose de différent, comme tourner sur lui-même. L’entraîneur donna immédiatement un coup de sifflet et lui jeta un poisson. Après qu’il eut bien appris à tourner sur lui-même face au public, il fut ramené dans son bassin. 

Durant quatorze spectacles le dauphin répéta ce comportement – les deux tiers de la séance, des répétitions inutiles du comportement précédent jusqu’à ce que, apparemment “par accident”, il entame un nouveau comportement remarquable et soit capable de terminer brillamment la démonstration d’apprentissage. 

A chaque séance cependant, le dauphin se sentait de plus en plus perturbé et frustré d’être “fautif”; l’entraîneur estima nécessaire de briser les règles de l’entraînement et donna périodiquement au dauphin des poissons “non mérités”, afin de préserver leur relation. Si la frustration du dauphin était devenue trop importante, il aurait refusé de coopérer avec l’entraîneur, ce qui aurait créé un sérieux contretemps, tant dans les recherches que dans les spectacles. 

Finalement, entre la quatorzième et la quinzième séance, le dauphin parut devenir fou d’excitation, comme s’il avait découvert une mine d’or. Lorsqu’il fut amené dans le bassin de démonstration pour le quinzième spectacle, il présenta huit comportements distincts nouveaux – dont quatre n’avaient jamais été vus effectués par son espèce

Cette histoire est reprise d’un article qui reprend également le parallèle que fait Robert DILTS avec le coaching. Ces remarques se prêtent à mon sens tout autant au management et à l’éducation.

N’hésitez pas à me laisser un commentaire et dire ce que vous en pensez.

Cette article est le premier de la série « Touch Of Coaching »
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Quizz: Que savez-vous des surdoués?

plus d’informations sur les caractéristiques des surdoués ou sur le coaching que je propose?
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L’intensité émotionnelle chez les enfants surdoués

Émotion et raisonnement

Cet article traduit de Lesley Sword explore et explique l’intensité émotionnelle chez les surdoués. Plusieurs caractéristiques de l’intensité émotionnelle y sont décrites. Des stratégies sont suggérées aux parents pour aider leurs enfants surdoués souffrant d’intensité émotionnelle à s’accepter tels qu’ils sont.


La douance comporte un aspect émotionnel autant qu’intellectuel. La complexité intellectuelle va de pair avec la profondeur émotionnelle. Tout comme les enfants surdoués réfléchissent d’une manière plus complexe et intense que les autres enfants, leurs émotions sont également plus complexes et plus intenses.
La complexité peut être perçue à travers une gamme d’émotions que les enfants surdoués peuvent ressentir n’importe quand et cette intensité est évidente dans le jusqu’au-boutisme que les parents et enseignants de surdoués connaissent si bien.
L’intensité émotionnelle des surdoués ne les fait pas ressentir plus de choses que les autres, mais résulte d’une manière différente d’appréhender le monde : plus éclatante, prenante, pénétrante, globale, complexe et intimidante, organique.
L’intensité émotionnelle peut se présenter de différentes manières :

  • intensité d’émotions positives, négatives, simultanément positives et négatives, émotions extrêmes, émotions complexes variables d’un instant à l’autre, profonde empathie envers les émotions d’une autre personne, rire et larmes simultanés.
  • somatique : le corps vit les émotions et les sentiments s’expriment souvent sous forme de symptômes physiques, comme les pertes d’appétit, le moral en berne, les rougissements, les migraines ou les nausées.
  • inhibition : timidité.
  • mémoire affective marquée : les enfants souffrant d’intensité émotionnelle peuvent se souvenir des émotions qui accompagnaient un incident et peuvent les revivre et les ressentir bien après les faits.
  • craintes et anxiété, sentiment de culpabilité ou d’avoir perdu tout contrôle.
  • inquiétudes face à la mort ou dépression.
  • liens émotifs envers les autres, empathie et préoccupation face au bien-être des autres, sensibilité dans les relations avec les autres, attachement aux animaux, difficulté à s’ajuster à tout nouvel environnement, solitude, conflits avec autrui quant à la profondeur des relations établies.
  • évaluation et jugement personnels critiques, sentiment de ne pas être à sa place ou la hauteur.

De nombreuses personnes semblent ignorer que les émotions intenses font partie de la douance et l’intensité émotionnelle est donc peu étudiée. Historiquement, l’expression « intensité émotionnelle » était synonyme d’instabilité émotionnelle plutôt que d’une vie intérieure foisonnante. La vision occidentale classique est que les émotions et l’intelligence sont distinctes et opposées. Pourtant, il existe un lien indéniable entre les deux et, combinées, elles ont un impact certain sur les personnes douées. C’est l’intensité émotionnelle qui alimente la joie de vivre, la passion d’apprendre, la motivation nécessaire pour exprimer un talent ou atteindre un but.
Tout ressentir plus profondément que les autres peut être douloureux et effrayant. Les personnes douées qui souffrent d’intensité émotionnelle se sentent parfois anormales : « Il y a quelque chose qui cloche chez moi… peut-être que je suis fou/folle… personne d’autre ne ressent la même chose… ». Ces personnes sont parfois déchirées, se montrent critiques envers elles-mêmes, souffrent d’une grande anxiété et se sentent inférieures. La communauté médicale considère qu’il s’agit là de symptômes et conclut que ces personnes sont névrosées. Cependant, de telles manifestations sont inhérentes à la douance et fournissent la motivation dont les personnes douées ont besoin pour leur croissance personnelle et leur réussite.
Il est extrêmement important que les enfants doués apprennent que leur sensibilité exacerbée aux phénomènes qui les entourent est normale. Sinon, ils pourraient considérer cette intensité comme une preuve que quelque chose ne tourne pas rond chez eux. Les autres enfants pourraient se moquer d’un enfant surdoué qui réagirait fortement à un incident sans importance, accroissant encore le sentiment de différence de cet enfant. De plus, la sensibilité face à l’injustice et l’hypocrisie peut pousser de nombreux enfants surdoués à la dépression ou au cynisme dès leur plus jeune âge.
La chose la plus importante à apprendre à ces enfants est d’accepter leurs émotions : ils doivent se sentir compris et soutenus. Expliquez-leur que leurs sentiments intenses sont normaux parmi les enfants surdoués. Aidez-les à utiliser leur intelligence pour mieux se connaître et s’accepter tels qu’ils sont.
Les parents doivent instaurer une discipline puisque cela permet de développer un sentiment de sécurité qui mène à l’établissement d’une autodiscipline et à un sentiment de compétence émotionnelle. Une discipline adéquate est l’application constante des valeurs, règles et comportements importants au sein de la famille. Expliquez les avantages de ces règles à vos enfants et faites-les respecter par l’exemple.
Discutez ouvertement de vos sentiments, négatifs ou positifs. Vous pourriez utiliser une échelle émotionnelle pour initier la discussion : sur une échelle de 1 à 10, comment te sens- tu aujourd’hui ? Prenez le temps d’écouter les idées, opinions et sentiments de vos enfants. Ne portez pas de jugement, ne les interrompez pas, ne leur faites pas la morale, ne les distrayez pas, ne leur donnez pas de conseils.
Apprenez à apprécier leur sensibilité, leur intensité et leur passion. Ne tentez pas de minimiser l’importance de leurs émotions sous prétexte que leur douleur vous met mal à l’aise. Dire « tu es trop sensible », « arrête ça » ou « ça va aller » ne sert à rien.

Rassurez-les lorsqu’ils ont peur et aidez-les à trouver un moyen pour exprimer leurs émotions intenses par le biais d’histoires, de poèmes, d’œuvres artistiques, de musique, d’un journal intime ou d’activité physique. Comprenez leur frustration lorsque leurs capacités physiques ne correspondent pas à leurs aptitudes intellectuelles et aidez-les à gérer ce décalage. Récompensez l’effort, pas uniquement le résultat final. Soulignez leurs forces et n’insistez pas sur leurs défauts.
Comprenez que sensibilité ne signifie pas faiblesse. Donnez-leur des responsabilités adéquates pour leur âge, ne les surprotégez pas du monde qui les entoure ou des conséquences de leurs actes. Souvenez-vous que ce sont des enfants avant tout et que la douance n’est qu’un à-côté. N’attendez pas d’eux qu’ils soient de petits adultes. Le jeu, le plaisir et les loisirs sont essentiels à un développement émotionnel optimal.
Enfin, demandez l’aide d’un professionnel en cas de besoin. Il est important de promouvoir un développement émotionnel sain et de prévenir tout problème social ou émotionnel.
Vous pouvez aider votre enfant surdoué à accepter son monde intérieur et à le voir comme une force. Cela signifie souvent que nous devons apprendre à accepter et apprécier nos émotions et sentiments afin de pouvoir être un modèle pour nos enfants. Parler de nos émotions peut être difficile dans une société qui favorise la pensée rationnelle et logique et qui considère que les émotions sont à l’opposé de la raison. Cependant, si l’intensité émotionnelle est comprise par les parents et les enseignants et si elle est présentée aux enfants comme une force, ceux-ci apprendront à apprécier leur différence. De cette manière, les enfants souffrant d’intensité émotionnelle auront tous les éléments en main pour exprimer leur personnalité unique et utiliser leurs dons et talents avec confiance et plaisir.
Lesley Sword
References
Piechowski, M.M. (1991) Emotional Development and Emotional Giftedness. In N. Colangelo & G. Davis (Eds.), Handbook of Gifted Education. Needham Heights, MA: Allyn & Bacon
Piechowski, M.M. (1979) Developmental Potential. In N. Colangelo &T. Zaffran (Eds.), New Voices in Counseling the Gifted. Dubuque, IA : Kendall/Hunt.

Traduction libre de l’article disponible sur http://www.davidsongifted.org/db/Articles_id_10240.aspx

Etre détecté surdoué n’est ni une condamnation ni une absolution

Etre détecté surdoué n’est ni une condamnation ni une absolution

Se découvrir surdoué doit amener à agir

Qu’est-ce qu’un surdoué? Comment le détecter?

Un QI supérieur à 130

Que signifie être surdoué? Pour certains, c’est le résultat d’un test de QI seul qui tranchera: ayez un résultat supérieur à 130 et c’est plié. Les plus cartésiens auraient tendances à se focaliser sur le test de QI: un test harmonisé, régulièrement mis à jour, avec un résultat quantifiable puisque chiffré donne l’impression d’une sorte de certitude scientifique. 

D’un côté, ce n’est pas faux. Le test est justement calibré pour renvoyer un résultat qui situe le testé par rapport au reste de la population. Dans ce sens, un score de 130 ou plus au WAIS IV signifie que vous faites partie des 2% de la population qui peuvent…atteindre ce score.Un tel score vous placerait donc bien dans la catégorie des surdoués. Toutefois, il existe des personnes ayant un QI élevé et ne présentant pourtant aucune des caractéristiques des surdoués. 

Les limites du test de QI

Le test de QI a également ses limites. Comme tout test, le stress peut fausser les résultats. On peut aussi par exemple relever que l’on peut être surdoué tout en ne sachant citer aucun roman de Victor Hugo. Le résultat est dépendant de votre culture, de votre accès à la connaissance, de votre histoire, etc… Autre exemple, un surdoué pourra avoir un score moyen dans une épreuve de vitesse de traitement, simplement parce qu’il aura vérifié trois fois chaque réponse avant de passer à la question suivante. Mais ce temps ne sera pas pris en compte dans le résultat. 

Un test « négatif », c’est-à-dire dont les sous-résultats sont trop disparates ou dont le résultat global serait inférieur à 130 n’est pas de facto une quelconque preuve de «neurotypisme », loin s’en faut. 

Un QI supérieur à 130 + un mode de fonctionnement différent

Pour ces raisons, d’autres soutiennent qu’un surdoué a un QI supérieur à 130 et un mode de fonctionnement différent. 

Aperçu des caractéristiques que l’on retrouve chez les surdoués (liste non exhaustive et toutes ne doivent pas être présentes):

  • Hypersensible, Les émotions sont ressenties et exprimées de façon plus intense que la moyenne
  • Curieux de tout, a souvent de grandes connaissances dans des domaines variés (polymathes) 
  • aime innover, trouver des solutions inédites, inventer
  • vite gagné par l’ennui
  • Compréhension globale, systémique des choses
  • Empathique
  • Perfectionniste ( parfois jusqu’à abandonner avant même d’essayer tellement les attentes sont hautes en terme de résultat)
  • Grand procrastinateur, mais infatigable quand les choses ont du sens
  • Focalise sur ce qu’il ne fait pas ou ce qu’il n’est pas, a souvent une faible estime de soi 
  • Pense différemment des autres, en arborescence 
  • Hyperexcitabilité psychomotrice (énergie débordante, parfois avec des difficultés pour s’endormir)
  • Utilise souvent les métaphores et les analogies…

Les surdoués sont aussi persuadés d’être  « comme tout le monde », même si ils sont conscients que les autres ne pensent pas de la même manière qu’eux. D’ailleurs, à la lecture de ces caractéristiques, beaucoup se diront qu’elles sont valables pour tout le monde. Quoiqu’il en soit, si vous vous reconnaissez dans ces caractéristiques, vous avez raison de vous questionner.

Un mode de fonctionnement différent, qu’importe le QI?

Nous avons vu plus haut que les tests de QI n’étaient pas sans défauts.

C’est pourquoi pour certains, être H-P, c’est uniquement avoir un mode de fonctionnement différent, indépendamment de tout résultat au test de QI

Il me paraît donc logique de baser la détection du surdoué sur une analyse qualitative du mode de fonctionnement au travers des caractéristiques des surdoués. Le cas échéant, cette analyse peut être complétée par un test de QI, auprès d’un psychologue certifié ou une institution comme MENSA.

Les résultats tombent… et après?

Le résultat est « positif »: quand ce résultat arrive, on observe souvent plusieurs phases. Cela peut commencer par une remise en question du test, voire un rejet du résultat. «Est-ce qu’ils ne se sont pas trompés? Que vaut vraiment, en fait, ce test?… ». Ensuite, si la détection est acceptée par le surdoué, on assiste à une phase un peu libératrice: le surdoué commence alors à s’interroger sur sa propre vie et peut en avoir des interprétations différentes, et peut-être déjà commencer à être moins sévère envers lui-même. Soyons clairs, ceci est déjà énorme en terme d’évolution personnelle. 

Le résultat est « négatif » ( ou, n’est pas concluant dans le cas d’un test de QI): outre les limites des tests de QI mentionnées plus haut, beaucoup de choses peuvent expliquer un résultat « négatif » ou inférieur à 130. Une question se pose alors: quelle différence un résultat de 129 change-t-il en terme de développement personnel quant à mon hypersensibilité, par exemple? Pas grand-chose…

Dans les deux cas, l’important n’est pas ce que l’on découvre sur soi, l’important c’est ce que l’on en fait. 

La détection n’est ni une condamnation, ni une absolution…

Prenons un exemple: votre un enfant ou ado est subitement en échec scolaire après des premières années très faciles. Vous entendez un ami ou lisez dans un article sur internet que l’échec scolaire s’explique pour les surdoués par l’ennui en classe. Comme beaucoup de parents, il serait facile pour vous de clamer à qui veut l’entendre que si votre enfant est en échec, c’est “parce qu’il est trop intelligent et les profs pas assez bons.” On voit revenir la dame du marché. Et voilà, l’échec est devenu non seulement excusable, il est même inéluctable. « On n’y peut rien, c’est comme ça » Or, si il est exact que l’échec du surdoué peut s’expliquer de la sorte, ce n’est pas la seule explication possible. L’échec scolaire, tout comme l’hypersensibilité, la faible estime de soi, la procrastination ou l’auto-sabotage ne sont pas non plus l’apanage des surdoués. 

La détection doit mener à l’action

C’est pourquoi, surdoué ou pas, il convient d’analyser avec l’enfant ou l’ado les causes profondes de l’échec pour enfin dégager des solutions. C’est la bonne nouvelle du jour, il existe des solutions. En aucun cas, la résignation ne sera de mise. Diagnostiquer une addiction à l’alcool ne veut pas dire autoriser le patient à s’acheter toutes les bières qu’il veut au motif que « de toute façon, il est dépendant ». 

De la même manière, comprendre son propre mode de fonctionnement, se découvrir HP, surdoué, zèbre ou autre multipotentiel ne doit servir qu’à donner de nouvelles pistes vers le mieux-être. 

Pour toutes ces raisons,  je ne réserve pas le trajet de coaching spécialisé H-P qu’aux surdoués effectivement détectés. Pour rappel, ce programme vous aidera à:

  • analyser votre mode de fonctionnement, en parcourant les caractéristiques des surdoués
  • comprendre votre propre façon de fonctionner, identifier vos points forts et les points d’attention
  • élaborer des plans d’actions concrètes visant la réalisation de vos objectifs 

N’hésitez pas à laisser un commentaire ou à me contacter